Abraham YAMEOGO a conservé de son BURKINA-FASO natal (ex Haute-Volta) un goût pour la musique traditionnelle noire et les rythmes capables de faire chavirer les esprits les plus retors. Il n'a que deux ans lorsqu'il rejoint la France et Paris pour un premier séjour (où il est soigné pour une poliomyélite qui lui laisse les jambes paralysées). Le retour à Ouagadougou sera bref, deux ans, avant un second départ, pour Nancy cette fois. La musique prend rapidement le pas sur les études de droit.
Il s'y plonge sans retenue, fonde son premier "band", "Zig-Zag", qui ne lui laissera pas dans la mémoire un souvenir impérissable mais va le conforter dans ses convictions.
Autodidacte, il fera comme tous ceux de sa génération, ses premiers pas dans le rock... Hendrix, les Rolling Stones. Quand il revient au BURKINA, Abraham, lors de ses concerts, qui invariablement tournent au bal populaire et à la fête improvisée. Cette quête de racines va tout naturellement le mener vers le blues. Le parcours singulièrement riche aboutit à une véritable révélation et à cet épanouissement perceptible dans le doigté qui fait vibrer de façon unique la guitare, le bonheur hautement communicatif de jouer, d'être sur scène. Autant de signes qui ne trompent pas. Epidermique et à l'instinct, la musique d'Abraham Yameogo et "Kilimandjaro" n'en est pas moins truffée d'émouvantes subtilités."
Kilimandjaro s'est produit dans de nombreux festivals et manifestations à travers : France, Suisse, Allemagne, Italie, Luxembourg, Burkina-Faso, Hollande, Belgique, et a fait récemment une tournée triomphale de quatorze concerts et autant d'apparitions télévisuelles à travers le Brésil.
A l'affiche du 3e festival 1994