Le Musette du XXIe siècle : la fusion des musiques populaires et d'inspiration traditionnelles à Châlons-en-Champagne, point de passage historique de tous les voyages et de toutes les rencontres.Plébiscité par le public lors de ses prestations virtuose à l'occasion de la création 2006 du festival ou en concert avec Latcho Drom, cette résidence de création sera pour Emy Dragoï l'occasion de nouvelles rencontres avec ceux qui ont marqué le festival de leur personnalité et contribué par leur talent à faire de cette manifestation ce qu'elle représente aujourd'hui, un creuset du meilleur niveau artistique où fusionnent les cultures. Une scène qu'il se voit confier cette fois avec l'enjeu du chef d'un orchestre où ne seraient réunis que des solistes: Hervé Guigny, Sébastien Tron, Richard Monségu et Kamel El-Harrachi.
Emy Dragoļ, accordéoniste-compositeur « un virtuose, doté d'une intelligence musicale exceptionnelle »
Emy voit le jour à Slanic en Roumanie le 10 août 1976 dans une famille de musiciens tziganes, son père lui-même accordéoniste lui enseigne dès son plus jeune âge la pratique de son instrument. Pendant ces années, il explore autant le répertoire classique que le patrimoine musical de son pays et donne bientôt des concerts en soliste, souvent avec orchestre. Dès son premier séjour en France à l'âge de 20 ans, il rencontre les pointures du violon jazz Florin Niculescu ou Costel Nitescu qu'il accompagne bientôt, et les grands de laccordéon Daniel Colin, Armand Lasagne, Jean Corti, Ives Fontaine, ou Isabelle Durand. Outre sa virtuosité, ses qualités remarquables de compositeur lui permettent de « rajeunir » le répertoire. C'est son « Jazz Hot Club Romania » aux somptueux arrangements mêlant l'orchestre tzigane traditionnel à une section rythmique jazz et une section de cordes, et dont le premier opus vient de sortir qui constitue certainement l'étape la plus déterminante du développement de sa jeune carrière à l'international. Plus d'infos.
Richard Monségu « Devenir D-djé à lâge de 15 est certainement mon premier rapport concret avec la musique de danse » Etudiant, il collabore régulièrement avec les membres de ballets dAfrique de lOuest et dAfrique Centrale qui lui permettent de développer un jeu personnel de tambour. Puis il rencontre le groupe de musique gitane Santa Maria. Pendant 5 ans, chaque été, ils mettent le feu dans les bodegas du Sud-Ouest. La confrontation à différentes esthétiques musicales, dites « actuelles » et « communautaires » (Maghreb, Afrique Noire, Caraïbes
), renforce sa conviction de pratiquer une percussion multi instrumentiste. En 1999, il obtient un DEA de Sciences Sociales qui témoigne de ses travaux sur les « cultures musicales dexil » par des rencontres, des conférences ou des articles. Depuis, il collabore à différentes créations dont lillustration sonore du spectacle vivant et la musique de scène ou de studio... Plus d'infos.
Sébastien Tron « Une musique inspirée, baroque, simple... » Né en 1979 dans les Monts du Lyonnais de parents musiciens et chorégraphes, il vit une enfance sur les routes : contemplations, brassages de curiosités, premiers rapports à la scène et au public à travers une éducation populaire des musiques et des danses traditionnelles françaises. Autodidacte guidé et aiguillé par quelques professeurs et professionnels anonymes, généreux et ouverts, il passe par le C.N.S.M. de Lyon au sein dune élite de la musique contemporaine. Découverte de la vielle à roue, usine à sons, mélodique et rythmique, en lien direct avec la danse et limaginaire sonore. Il veut que le public ressente corporellement et émotionnellement la musique, son évolution vivante, sa richesse et sa simplicité... Plus d'infos.
Hervé Guiny. Son parcours débute très jeune, dès 1970 où il devient musicien au sein de lharmonie de Nouzonville (Ardennes) dont il deviendra le professeur de flûte traversière. Initié aux musiques traditionnelles il est de l'un des piliers (flûte traversière, flageolet, cornemuse, percussions et chant) des groupes « Malandry » et « La Chanterelle », « La Goulue », « Le Gros Grêlon ». Parallèlement il accompagne Pierre Cosson, devient musicien intervenant dans les écoles des Ardennes, de la Marne, de lAisne, de la Meuse ou du Nord, proposant contes et spectacles pour les tout-petits qu'il sensibilise au patrimoine musical ancien. Pour les plus grands il anime les « écoles qui dansent », manifestation qui regroupe chaque année plus de 3000 enfants de la Marne. Plus d'infos.
Kamel El-Harrachi: De loin comme de près, Kamel ressemble à Dahmane El-Harrachi, le créateur de Ya Rayah, (devenu tube planétaire grâce à sa reprise par Rachid Taha) dont il est bel et bien le fils aîné. Né en Algérie en 1973, Kamel n’a eu de cesse depuis son enfance, de marcher sur les traces de son père. Ouvert sur d'autres styles, il ne se lassait pas d'entendre d’autres figures emblématiques du chaâbi, genre citadin populaire jailli de la casbah d'Alger dans les années quarante, comme Hadj M'rizek, el-Hachemi Guerouabi, Amar Ezzahi ou Bouadjadj pour mieux s'imprégner de leur art. En 1991, Kamel prend le nom d’El-Harrachi pour perpétuer sa mémoire, enregistre sa première cassette chez Afric-Audio à Douéra, dans l’Algérois, où l’on peut se délecter de deux titres inédits de ce dernier Ce garçon aussi discret qu’efficace a presque le même jeu de mandole que son père, mais une voix moins rocailleuse. En 1994, il s’exile à son tour en France et commence par se produire tout comme son père, dans les cafés parisiens, pour finir sur des scènes telles que le Printemps de Bourges. Il poursuit, loin de tout tapage, une carrière musicale qui fait les délices de tout un public. Depuis quelques mois, il a enfin repris le chemin des studios. On peut imaginer l’impatience de ses nombreux inconditionnels, tant son talent, sa maîtrise instrumentale et sa bonne tenue scénique sortent de l’ordinaire. En plus, il excelle dans tous les modes chaâbi. Plus d'infos.