Née à Belfast, Gillie McPherson a découvert le monde des folks clubs durant les années soixante. « Je vivais (j’écoutais et je chantais) la musique traditionnelle dans les pubs et les folk-clubs de ma ville natale. C’était durant cette période de renaissance du folk lorsque Bob Dylan et Joan Baez montait que je décidais de jouer cette musique. » En 1968, elle décida de faire la collecte des chants Irlandais et Ecossais auprès de Tommy Mc Cabe, un artiste issu de la tradition. « Nous voulions empêcher que se répertoire ne se perde. » Gillie commence à susciter l’intérêt des médias, dont la BBC qui l’invite régulièrement dans ses émissions Folk. Les concerts se multiplient dans toute l’Irlande, les rencontres musicales aussi...
Puis elle quitte l’Irlande pour l’Angleterre. Jo Lustig, manager de Pentangle et de Ralph McTell, qui l’avait précédemment repérée la signa dès son arrivée à Londres. Ce fut en jouant en 1ère partie de Ralph Mc Tell que RCA la repéra. À la clef : un contrat et la sortie de l’album « Poets and Painters and Performers of Blues ».
Le monde de la musique de Londres lui permit de nombreuses rencontres. Elle fit un album pour John Reid Enterprises, et signa avec Rocket Music Ltd. comme auteur-compositeur en 1975. Ken Scott produisit l’album. Il travaillait avec Elton John, David Bowie, John McLaughlin, Billy Cobham, Stanley Clarke, Lou Reed et beaucoup d’autres. « Dés que j’écrivais une chanson, il l’enregistrait. Il était très généreux et super dans le travail. Le manager de Queen (Ken Scott's as well) Jack Nelson était aussi intéressé par mon travail. D’une manière générale, le business était intéressé par mon potentiel. J’étais alors une jeune chanteuse et j’avais beaucoup à apprendre sur le fonctionnement de l’industrie de la musique. »
Au début des années 80, Gillie faisait la tournée des Clubs de Londres. Tout va alors très vite. Des interventions à la télévision étaient régulières. Des compositeurs de musique lui demandent de travailler avec eux pour l’industrie du cinéma. Elle est invitée à jouer en première partie de Mingus Dynasty, Machito, Steve Goodman, Buddy de Franco, Terry Gibbs et découvre le monde du Jazz. Pour son dernier concert à Londres, Gillie fit la 1ere partie de Joe Cocker au Hammersmith Odeon... Depuis elle a eu un groupe de blues rock en France, sorti un album de morceaux traditionnels irlandais « Celtic Cross » en 2000 et deux ans plus tard, « Common Ground » , qui mélange un répertoire traditionnel et compositions.
L'année 2006 marque un tournant pour Gillie McPherson : elle sort en effet un l’album « Our Street » . Déjà reconnue sur la scène des musiques traditionnelles comme une des voix irlandaise les plus marquantes, Gillie McPherson souhaite, sans renier ses origines, diversifier son répertoire et l'étendre à des compositions personnelles plus teintées de sonorités folk-rock dans la lignée des songwriters des années 70. Aussi la rencontre avec le guitariste Yves Perrin va lui permettre de trouver un son plus Jazzy.
Actuellement, elle s'investit dans une nouvelle formation : un trio blues/rock aux parasites électroacoustiques. Mais elle reste également ouverte à d'autres projets, notamment dans le théâtre où elle prête sa voix à la pièce « la Tête vide » mise en scène par Gilles Chabrier. D'autre part elle s'adonne à des cours de chants afin que ses élèves trouvent leur voix. L'exploration de notre voix à tous n'a cependant pas de limites. Et de cela Gillie s'en réjouit sans aucun doute...
Discographie:
Sites Internet: www.gilliemusic.com - www.myspace.com/gilliemcpherson